Tout savoir sur la cigarette électronique

De plus en plus, la cigarette électronique fait entendre parler d’elle un peu partout dans le monde. Pour de nombreux fumeurs, elle est considérée comme la meilleure alternative au tabac. Mais c’est quoi la cigarette électronique en réalité ? Que contient-elle ? Est-elle inoffensive pour tous ? Retrouvez les réponses à toutes ces questions dans cet article.

Présentation de la cigarette électronique

Encore appelée vapoteuse ou vaporette ou e-cigarette, la cigarette électronique est un appareil électronique qui produit un aérosol à inhaler. Comme la cigarette traditionnelle, elle produit de la fumée. Cette fumée, bien que semblable visuellement à celle produite par la combustion du tabac, est un peu différente. C’est une fumée artificielle qui résulte du chauffage de l’e-liquide, la composante principale de cette cigarette.

Présentation de la cigarette électronique

La fumée de la vapoteuse peut être aromatisée et peut ne pas contenir de la nicotine. Mais lorsque l’utilisateur aspire cette fumée, il a l’impression d’aspirer la fumée d’une réelle cigarette. Avec la cigarette électronique, il est possible de simuler l’action de fumer pour ressentir toutes les sensations associées à ce fait. L’utilisateur peut aspirer, expirer et faire la même gestuelle que quand il fume une cigarette traditionnelle. En plus, il évite tous les désagréments et dangers de cette dernière à savoir : mercure, plomb, goudrons, acétone, méthanol et ammoniac.

L’origine de l’e-cigarette

L’invention de la cigarette électronique est attribuée au pharmacien chinois Hon Lik. En 2004, celui-ci a fabriqué ce dispositif pour aider son père qui souffrait d’un cancer du poumon sans pouvoir laisser tomber la cigarette traditionnelle. Mais il faut dire que le brevet du concept de la cigarette sans tabac a été déposé en 1965, par l’Américain Herbert A. Gilbert. Ce brevet n’a cependant, jamais été exploité.

Le produit mis en place par le chinois Hon Lik fonctionnait grâce à des ultrasons produits par un dispositif piézoélectrique. Les ultrasons permettaient de vaporiser un liquide contenant de la nicotine, mais le tout n’était pas encore au point. Les premiers brevets déposés aux États-Unis par la société pour laquelle travaillait Hon Lik datent de 2006. Quelque temps plus tard, les ultrasons furent remplacés par la technique de vaporisation par chauffage d’une résistance.

C’est cette technique qui s’est aujourd’hui répandue dans le monde. Cependant, le fonctionnement de la cigarette électronique n’est devenu fiable qu’en 2010. La technologie continue cependant d’évoluer, et l’e-cigarette continue de connaître des améliorations.

Les composantes de la vapoteuse

La cigarette électronique se compose principalement d’un liquide composé à plus de 85 % de propylène glycol et de glycérine végétale. Ces composants, également utilisés par l’industrie alimentaire comme exhausteurs de goût, sont à la base de la production du flot de vapeur de la fausse fumée.

Les composantes de la vapoteuse

Parfois, le liquide peut également comporter de la nicotine pharmaceutique comme celle que comportent les substituts nicotiniques (patch, gomme…). Le dosage est cependant limité. Le maximum est de 19,9 mg/ml. Les 15 % du liquide que contient la cigarette électronique sont quant à eux composés d’arômes alimentaires (menthe, vanille…), d’alcool et d’eau.

Le fonctionnement de la cigarette électronique

La cigarette électronique fonctionne grâce à :

  • une batterie,
  • une résistance, et
  • un réservoir rempli d’e-liquide.

Lorsqu’on tire sur elle, la batterie s’allume puis fournit l’énergie électrique permettant de chauffer la résistance. Cette dernière, en contact avec une mèche imbibée de l’e-liquide, commence à l’évaporer. Ensemble, tous ces éléments contribuent à la création de la fumée artificielle. Ils déterminent aussi la qualité de la fumée et sa quantité.

Les différents types de cigarettes électroniques

Avec l’évolution de la technologie, on peut dénombrer plusieurs sortes de cigarettes électroniques.

  • La cigarette électronique tube

Elle a la forme d’un tube et est le plus souvent utilisée par les vapoteurs débutants. Certains modèles dotés de fonctionnalités plus avancées sont utilisés par les vapoteurs plus expérimentés.

La cigarette électronique tube est très simple à utiliser. Elle est performante, solide et dotée d’un joli design. Elle est équipée d’une batterie avec un clearomiseur intégré et d’un top cap amovible servant à remplir le réservoir.

  • La cigarette électronique pod

C’est aussi un modèle que l’on retrouve beaucoup plus chez les vapoteurs débutants. Elle n’a pas de clearomiseur, mais plutôt un pod, une sorte de réservoir amélioré contenant une résistance. Certains modèles de pod sont jetables, d’autres ont une résistance amovible.

ifférents types de cigarettes électroniques

  • La cigarette électronique box

Ce type de cigarette électronique est plus conseillé aux vapoteurs expérimentés. Elle peut s’acheter sous la forme d’un kit complet ou séparément avec une box et un clearomiseur. La cigarette électronique box permet à l’utilisateur de personnaliser sa vape et de tester différentes sensations.

Certaines box donnent la possibilité à l’utilisateur de personnaliser les courbes de puissance et de contrôler la température. Cette cigarette est équipée d’une batterie intégrée ou bien d’accus de 18650 ou 21700. Les accus sont généralement plus puissants que les batteries intégrées.

  • La cigarette électronique jetable

Elle est plus pratique que les autres. Elle est déjà remplie de liquide à l’achat. Il suffit de vapoter. Il s’agit d’une bonne alternative pour les fumeurs qui souhaitent ne pas abandonner la gestuelle de la cigarette traditionnelle. Elle est aussi plus économique que cette dernière, car elle ne se jette qu’une fois le réservoir d’e-liquide vidé.

La cigarette électronique et la grossesse

Cigarette électronique et grossesse ne sont pas incompatibles. En effet, les cigarettes électroniques ne représentent pas un danger pour les femmes enceintes.

Autrefois, c’était le fait de chauffer d’abord le liquide pour produire la vapeur qui était l’argument principal des critiques. Aujourd’hui, il est possible de contrôler le niveau de chauffage du liquide. En effet, la substance cancérigène ne se crée pas si le liquide est chauffé à une température normale. Les cigarettes électroniques du moment sont équipées d’une résistance permettant de contrôler la température, et qui interrompt le système lorsqu’il y a surchauffe.

Il y a aussi un renforcement du contrôle des e-liquides depuis 2016. Il y a un référentiel qui permet l’évaluation de la qualité de ces liquides et également leur sécurité. La procédure consiste à vérifier qu’aucune substance cancérigène, mutagène ou toxique pour les voies respiratoires ou le système reproducteur n’est présente dans l’e-liquide. Il s’agit du référentiel de certification Afnor.

Mieux, la décision, depuis janvier 2017, est que l’intégralité des ingrédients présents dans les e-liquides doit être déclarée à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), avant leur mise en vente.

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